
Le yéti
« Bigfoot » en Amérique, « Saquatch » par les Indiens, « Abominable Homme des Neiges » , ou encore « Yeh-Teh » , « Yid-Dah » , « Yi-Té » ou « Yeh-Dah » pour les sherpas népalais, le yéti alimente depuis longtemps les rumeurs sur son existence et sa présence dans les plus hauts sommets du monde. Hergé, dans « Tintin au Tibet » , lui donne même vie et le présente en géant poilu farouche et protecteur envers les humains.
Il est en effet décrit comme un géant massif et velu, mesurant entre 1,50m et 3,75m, avec une abondante chevelure lui bouchant la vue, et des énormes pieds. Il aurait les articulations des doigts et des pieds retournées et certaines personnes l’auraient même vu marcher à reculons…Le yéti est omnivore et se nourrirait de marmottes, de lichens, de baies et de fruits. D’après les Népalais, le yéti vivrait dans la haute vallée de Rolwaling, à l’Ouest du Khumbu (frontière Népal/Tibet). Les sherpas appellent cette vallée « le fossé « tant elle est sauvage, isolée, encaissée au milieu d’à-pics de glace qui la surplombent. Pour y pénétrer, il faut d’ailleurs une autorisation spéciale.
Au Népal, le yéti est un véritable symbole national et a attisé tellement de curiosités, de chasseurs venus l’abattre, que le gouvernement népalais a édicté une loi interdisant de le tuer en 1967. Près de Pangpoche (3980m d’altitude), se trouve un monastère fondé il y a 300 ans par le Lama Sangwa Dorje. Le scalp et la main du yéti y seraient exposés. La légende raconte en effet que « Sangaw Dorje s’était retiré dans une caverne de la montagne pour y méditer en paix et chaque jour un yéti lui apportait de la nourriture. Quand ce yéti mourut, le Lama ramena son scalp et sa main au monastère. Le yéti serait aussi réputé pour porter malheur à sa vue. Mais à ce jour, aucune expédition ne peut se vanter d’avoir déniché le fameux yéti. Les premiers témoignages remontent à la fin du XVIIIe siècle.
Le premier rapport sur son existence date de 1780, où l’on raconte qu’il fait partie intégrante des légendes de nombreuses tribus indiennes. Il descendrait d’ailleurs du « gigantopithèque « , un singe géant de Chine et d’Inde. En 1794, une jeune népalaise raconte avoir été attaquée par un « singe géant « . Mais les premières « traces « gigantesques de la bête ne sont découvertes qu’en 1978.
D’après certains scientifiques, il pourrait plutôt s’agir d’un ours des montagnes ou, pour les plus pessimistes, d’un pur fruit de l’imagination. Ses traces géantes pourraient avoir été créées par un phénomène naturel, la fusion cristallisation successive de la neige.
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